L'Océan Bleu de l'Âme

Originaire du Sud-Ouest de la France et héritière d’un double ancrage culturel franco-brésilien, Monah Maucouvert développe très tôt une pratique du croquis, du pastel sec puis de la peinture à l’huile, marquée par l’expressivité de Bernard Buffet et le symbolisme de Gustave Moreau. Formée au portrait à Bordeaux, elle apprend à capter la profondeur psychologique à travers les regards.

Depuis 2012, la couleur bleue devient le fil conducteur de son œuvre. Entre ciel et mer, elle symbolise pour l’artiste la sérénité, la mémoire, la résilience et la quête de sens. À travers des médiums variés — peinture, pastel, aquarelle, feutre, écriture et vidéo — elle explore des états d’âme intimes, souvent incarnés par des figures féminines, puissantes et fragiles à la fois.

L’écriture, notamment sous forme d’écriture automatique ou de poésie, accompagne fréquemment ses œuvres visuelles. Elle y voit un prolongement de son geste pictural, une manière d’ancrer l’émotion dans le langage.

Sa recherche s’est un temps orientée vers la photographie, avec la série des "fantômes bleus" en pause longue, avant de s’étendre à la vidéo, support dans lequel le bleu continue de jouer un rôle central.

En 2023, elle fonde le Festival Bleu Paris, prolongeant son exploration artistique de cette couleur à travers le cinéma. Le bleu devient ainsi un espace de projection mentale, un vecteur de mémoire, de lutte et d’espoir, qui traverse l’ensemble de son œuvre.


Quelques oeuvres récentes

La quête spirituelle

Trois portraits peints à l’huile bleue émergent d’un fond doré, traité à la bombe. Inspirées des codes de l’art byzantin, ces figures empruntent au sacré tout en le réinterprétant dans une dimension profane et contemporaine. Chacune d’elles incarne une étape d’un cheminement intérieur, une forme d’élévation spirituelle.

Le premier, marqué d’un troisième œil, figure l’éveil : la conscience qui s’ouvre à l’invisible, à une réalité plus vaste. Le second, dont les traits restent esquissés, évoque l’apprentissage, le trouble et la beauté de ce moment suspendu où tout est encore en devenir. Le dernier, pleinement tourné vers l’horizon, offre l’image d’une sagesse apaisée, portée par la lumière et l’élan vers l’avenir.

Dans cette triptyque de l’intime, le bleu devient souffle, matière et vibration. Il relie les visages entre eux, comme une onde silencieuse traversant le temps et les cultures — invitation à l’introspection, à la lumière, et à la persévérance d’un regard intérieur.